Face à l'urgence climatique, de nombreux propriétaires se tournent vers les rénovations énergétiques. Saviez-vous que ces travaux peuvent vous offrir des avantages fiscaux considérables ?
Maître Anne POINTURIER vous éclaire sur la hausse du déficit foncier pour les rénovations énergétiques.
Les propriétaires bailleurs sont encouragés à améliorer la performance énergétique de leurs biens. Ces travaux peuvent entraîner un déficit foncier lorsque les dépenses excèdent les loyers perçus. Initialement fixé à 10.700 euros, ce déficit a été augmenté à 21.400 euros, offrant ainsi un levier fiscal significatif. Prenons l'exemple d'un propriétaire modernisant un appartement ancien : si les coûts d'isolation thermique et de chauffage dépassent les revenus locatifs, le déficit est déductible du revenu global.
Initialement, ce déficit foncier, réévalué à 21.400,00 euros n'était applicable que pour les dépenses de rénovation énergétique faisant suite à l'acceptation d'un devis à compter du 5 novembre 2022, pour des travaux payés entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025.
Cependant, la Loi de finances pour 2026 a prorogé les délais : le déficit s'applique pour les dépenses payées entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2027.
Pour en bénéficier, les travaux doivent être réalisés dans les catégories suivantes :
-Isolation thermique des toitures, portes, murs, parois vitrées donnant sur l'extérieur ou planchers bas.
-Réalisations d'audits énergétiques.
-Installation ou rénovation de systèmes de chauffage ou d'eau chaude sanitaire.
Pour bénéficier de cette opportunité, le propriétaire bailleur devra fournir, sur demande de l'adminsitration :
Investir dans l'avenir de votre logement, c'est aussi investir dans votre avenir financier !